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samedi, 29 mars 2008
Luca Giordano - la survie d'un Palais

bon ok, il aura fallu à peu près 10 ans pour finir de le rénover. mais qui a dit qu'en Espagne les choses se faisaient rapidement? et puis, qui a dit que c'était chose facile?
pas moi.
Philippe IV d'Espagne, homme politique médiocre mais immense mécène fit édifier le Palais du Buen Retiro, à Madrid. Aujourd'hui, il n'en reste presque rien, si ce n'est, entre autres, le Casón du Buen Retiro, lieu de réception royal.
pour célébrer sa ré-ouverture, on peut le visiter en accès libre (!!) et admirer la magnifique voûte peinte à la fresque par Luca Giordano (1634-1705), grand peintre baroque de son époque.
Ce dernier fût, malheureusement plus connu pour la qualité de ses copies "Alla maniera di" que pour son talent, qui lui, était authentique. Il s'amusait d'ailleurs à ne pas signer ses oeuvres copies afin de porter à confusion le public.
Pour en revenir à la voûte, je ne peux malheureusement pas trop vous en parler car le jour de ma visite, j'étais prise d'un fort torticolis, ce qui m' empêcha d'observer méticuleusement l'oeuvre...
mais si vous vous promenez au Retiro, pensez à vous arrêter au Casón, les gravures, peintures et la voûte valent le détour.
Évènement : LUCA GIORDANO AU CASÓN DU BUEN RETIRO
Type : Exposition en accès libre
Lieu : CASÓN DU BUEN RETIRO, MADRID
Dates : 21 février au 4 mai 2008
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dimanche, 23 mars 2008
Diego Velásquez - l'autre Velásquez

on ne présente plus Diego Velásquez. Plus grand peintre du baroque espagnol (XVIIè s.), fameux pour ses portraits royaux (Les Ménines), Philippe IV le nommera peintre du roi. Et aujourd'hui, le prix d'arts plastiques le plus convoité en Espagne, porte son nom.
L'exposition au Prado qui lui était consacrée a cela de particulier qu'elle présente autre chose que ses portraits royaux...mais quoi donc?
je vous sens intrigués.
Apollon annonçant à Vulcain l'adultère de sa femme Vénus, Bacchus triomphant, les fils de Jacob se présentant à leur père pour l'informer de la mort de son fils préféré (alors qu'ils l'ont vendu eux-mêmes), Vénus se regardant dans un miroir, voici quelques scènes peintes magistralement par Velásquez, sous l'influence de Rubens, Le Caravage, El Greco ou encore Dürrer.
Le naturel de ces peintures et leur réalisme sont poignants. Et ils le sont encore plus lorsque Velásquez aborde la fable religieuse. Quoi de plus émouvant que "La tentation de Saint Thomas" ou ce dernier, épuisé et effondré, se laisse consoler par deux anges, alors qu'il vient de lutter victorieusement contre la tentation de la chair? Quoi de plus spectaculaire que "Le couronnement de la Vierge", représentation de la gloire céleste, empreint de baroque italien, muni des plus beaux pourpres violacés et bleus.
mais je vais bien me garder de vous parler des deux plus belles histoires peintes, présentées à la fin de l'exposition, et qui font partie de la collection permanente du Prado...les dés sont jetés!
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