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jeudi, 31 juillet 2008
Metropolitan Museum of Art - Au début, il y avait la photo...
Tout commence avec les premières photographies experimentales de William Henry Fox Talbot. La photographie Botanical Specimen, datant de 1835 est, à première vue, une petit carré gris et lorsqu'on s'y penche, on voit effectivement la silhouette d'une petite plante. Ô miracle. Fox Talbot fût le créateur de la photographie reproduisible à l'infini (contrairement au daguerreotype qui reproduisait une image unique). Et en voyant son travail postérieur, on réalise la rapidité des progrès dans le domaine, comme ces graines photographiées dans le détail en 1958, ci-contre.
Les paysages de Roger Fenton avec le romantique de Wharfe and Pool, Below the Strid de 1854, ci-contre, ainsi que ceux de Carleton Watkins qui fût d'ailleurs un des premiers photographes commerciaux: il photographiait l'Ouest américain aux temps de l'exploitation minières et les envoyait aux hommes d'affaires de la côte Est qui se délectait de ses clichés.Nadar et ses photographies de studio telles celles de Pierrots (voir en en-tête Pierrot Running), ses nus. Egalement, la seule femme de l'exposition, Julia Margaret Cameron et ses portraits atypiques, en effet cette dernière était autodidacte et ne respectat pas du tout les "règles de l'art" du moment (pose glacée, décor classique). Une magnifique photographie d'elle est celle de Déjatch Alámaya, fils du Roi Théodore d'Ethiopie "évincé" du trône par les anglais et leurs désirs d'extension géographique. Ce petit garçon fût pris en pitié par la reine Victoria et amené en Angeleterre, il tient dans ses bras une poupée et l'expression de son visage ne montre rien d'autre qu'une immense tristesse.
Ensuite, les photographies de Paris avant et après les restructurations de Haussmann de Charles Marville; Eugène Atget et ses clichés inquiétants de la vie quotidienne (ci-contre, Avenue des Gobelins, 1927, il sera d'ailleurs célébré par les surréalistes.
Enfin, les "Génies de la rue" (dixit Roberta Smith, critique d'art au NYTimes), Henry Cartier-Bresson et Brassai et le surréaliste, Man Ray. Henri Cartier-Bresson réalisera notamment plusieurs photographies assez géniales en Andalousie telle Séville, 1933 ci-contre. On y voit des enfants jouant dans les ruines, certains prêtent attention au photographe et (nous?) fixent l'objectif, d'autres vaquent à leurs activité, insouciants. L'image est cadré par un trou dans un mur blanc et capture un moment donné dans le jeu spontanné de ses enfants.Prochaine visite: les galeries d'art alternatives de Bushwick
15:15 Publié dans Photographie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mercredi, 30 juillet 2008
MoMA - Les scènes de rue de Kirchner
La série de tableaux Scènes de rue du chef de file des expressionistes allemands, Ernst Ludwig Kirchner est présentée au public depuis aujourd'hui, au MoMA. Déjà impressionnée par les oeuvres expressionistes de la collection du Thyssen-Bornemisza, j'y suis allée avec grand enthousiasme.
Après avoir déménagé de Dresden (1909) pour Berlin, Krichner se retrouve un peu seul et isolé dans cette capitale européenne (qui passera, pour l'anecdote, de 850.000 habitants en 1870 à 2 millions en 1900) et se met à peindre des scènes de rue dont les personnages principaux sont d'élégantes prostituées et des hommes, toujours un peu en retrait.
Les formes semblent découpées sous les coups agités et nerveux du pinceau et les couleurs sont stridentes, Kirchner n'hésite pas à allier des couleurs du même ton (jaune, rose) telle la scène de rue ci-dessus (en en-tête) ou ce trottoir rose dans Scène de rue, Dresden ci-contre. On note également que Kirchner peint des femmes alongées et élancées à Berlin, alors qu'elles sont plutôt toutes en rondeurs à Dresden. L'exposition est acompagnée des travaux préparatoires du peintre, de dessins de nus (concept artistique fondamental au sein du groupe Brücke formés par Kirchner et d'autres artistes), de cahiers de croquis et, jolie touche finale, d'un autoportrait au carbone sur fond jaune.
Ma préférence va à la danse endiablée des Panama Dancers (1910-1911) ci-dessous. On dirait qu'elle papotte tout en sautillant, c'est plein de rythme, j'adore!
04:55 Publié dans Expressionisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 29 juillet 2008
La Société de l'Écureuil Noir chez Lehmann Maupin
La Société de l'Écureuil Noir est une installation multimédia (sculptures, peintures, vidéo, mini-performance) réalisée par Mario Ybarra Jr. Il s'agit par exemple de sculptures d'écureuils dans des scènes de la vie quotidienne (voir ci-dessus), des peintures d'écureuils noirs faisant la guerre ou se divertissant...et cela se veut parfois absurde comme cette vidéo filmant cinq jeunes femmes faisaint une chorégraphie niaise dans un parc public et portant une ceinture au derrière de laquelle est suspendue ...une queue d'écureuil!
Apparemment l'artiste va reproduire, à une certaine fréquence (every few years) ces manifestations d'écureuils noirs un peu partout aux U.S avec à chaque fois un momentum différent. Affaire à suivre...
Pour voir plus de photographies de l'exposition, c'est ici.
Lehmann Maupin...ce nom vous dit quelque chose? Nous parlions déjà, dans artloving, de l'espace de ce galeriste dans Chelsea ici.
02:50 Publié dans Art Contemporain | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 28 juillet 2008
MoMA - Le Futurisme italien: du Cubisme en action
Le futurisme est un mouvement politique et artistique né en Italie au début du XXè. s, initié par un groupe de jeunes italiens, mené par l'écrivain Marinetti, ils publient un premier manifesto vantant les mérites de la technologie, de la machine, de l'industrie puis un second manifesto appliquant ces principes à la peinture. Pour eux les musées sont des cimetières et ils rejettent en bloc les traditions, dans un pays, encore aujourd'hui, très traditionaliste.
Appliqué à la peinture, le résultat est une sorte de cubisme en mouvement. Les cubistes peignaient beaucoup de natures mortes, les futuristes vont peindre le mouvement en le décomposant, en le déstructurant. En sculpture, voir ci-dessus, l'oeuvre de Umberto Boccioni, Unique Forms of Continuity in Space, telle une Victoire de Samothrace moderne.
Vous trouverez les oeuvres de ce mouvement sur le site du MOMA et en visitant le musée Guggenheim de Venise.
02:35 Publié dans Art Moderne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 27 juillet 2008
MoMA - Home Delivery: Fabricating the Modern Dwelling
Un avant-goût de l'exposition d'architecture sur les maisons préfabriquées au Museum of Modern Art. Les dessins et réalisations d' architectes tels que Wright, Le Corbusier, Fuller, Prouvé et Eames sont présentées de façon très didactique. Mais aussi les idées de nos contemporains avec des maquettes de maisons toutes aussi farfelues les unes que les autres. En effet, une fois accepté le fait que les traditionalistes (maisons classiques, non mobiles) ont gagné, la place est à toutes les fantaisies. Ci-dessous Archigram, datant des années 1965. Ça vous tente?
Pour avoir une idée de ce que cela fait de vivre dans une maison préfabriquée, Buster Keaton en 1920 filme "Une semaine", histoire d'un couple fraîchement marié qui amménage...c'est tordant.
14:20 Publié dans Architecture & Design | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 26 juillet 2008
American Museum of Folk Art - Henry Darger
Avez-vous déjà entendu parler du Folk Art? Pour ma part, jusqu'à ce que je ne visite son musée...c'était l'ignorance la plus totale. Alors on peux le rapprocher du mot folklore qui se définit notamment par les "usages et arts populaires d'une région, d'un pays." Mais ce n'est pas tout à fait ça. Le Folk Art, selon son musée, est l'art réalisé par des artistes non-professionnels, non-formés aux arts plastiques.
Henry Darger (1892-1973) par exemple, était un artiste de folk art. C'était un homme assez curieux, un peu obscur, sans doute même un peu fou...il a vécu seul et reclus (il ne sortait que pour aller à la messe deux fois par jour) à Chicago pendant dix ans. Dix années durant lesquelles cet homme écrira plusieurs milliers de pages et produira quelques trois cent dessins et peintures à l'aquarelle illustrant ses écrits...sans que personne le sache! et ce n'est qu'une fois hospitalisé et sur son lit de mort, que son propriétaire, collectionneur et marchand d'art, découvrira les trésors cachés de son appartement. L'œuvre maîtresse de Henry Darger s'appelle The Story of the Vivian Girls, in What is known as the Realms of the Unreal, of the Glandeco-Angelinnian War Storm, Caused by the Child Slave Rebellion, ou L'histoire des sept sœurs Vivian qui retrace l'histoire de sept jeunes soeurs poursuivies et séquestrées par des adultes.
Les dessins - malgré leur côté très enfantins et leurs couleurs claires - sont pleins de violence contre ses enfants, on les voit étranglés, chassés, agressés par des adultes armés. Souvent dessinés nues, ces petites filles (on ne s'y trompe pas, elles ont les cheveux longs etc.) sont dotés de sexes masculins. Les historiens d'art se demandent d'ailleurs si Henry Darger, très en marge de la société, connaissait la différence entre fille et garçon. Henry Darger aurait été profondémment touché par la disparition de sa jeune sœur, enlevée dès l'accouchement à sa mère pour adoption.
L'exposition présentée ici compte parmi de grands artistes contemporains influencés par l'oeuvre de Henry Darger, ils sont nombreux et pas des moindres: Paula Rego, dont nous parlons déjà ici qui reprend dans un de ses tableaux la thématique des Soeurs Vivian; Robyn O'Neil (ci-contre à gauche) et ses
immenses dessins au carbone dont le temps (dans le sens de climat) est le principal sujet (Henry Darger était également fasciné par le temps, il gardait les registres du temps chaque jour et trois fois par jour); Grayson Perry avec ses grands vases (ci-contre à droite) au décor...un peu gore (on retrouve la même horreur que dans l'oeuvre de Darger).
Je ne terminerai pas sans évoquer la superbe architecture du musée, refait en 2004, par le cabinet de Tod Williams et Billie Tsien. L'édifice, accolé à celui du MoMA est doté d'une façade de bronze blanc de Tombasil qui reflète chaleureusement tla lumière du jour. L'intérieur est d'une élégance très sobre et l'espace malgré son étroitesse, sied très bien à l'exposition d'œuvres d'art.Prochaine visite: Buckminster Fuller au Whitney Museum
15:20 Publié dans Art Moderne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Cooper-Hewitt, National Design Museum - une sélection des frères Campana
Les frères brésiliens Fernando et Humberto Campana sont parmi les designers sud-américains les plus connus, ils basent leur design sur des matériaux quotidiens, produits jetables et biens industriels, certaines pièces sont d'ailleurs éditées par Edra et Cappellini.
C'est une trentaine d'objets, appartenant au Musée National du Design, que les deux frères ont choisis pour l'exposition. La sélection est très éclectique, puisque l'on passe d'illustrations de livres, bijoux, tapisseries aux meubles et cadres et parcourt une vaste période du XVIè. s au XXè. s. Nous retiendrons de cette exposition anecdotique (elle occupe une seule des deux pièces du musée)...des chaises.
Mais laissons les frères Campana s'exprimer sur leur choix avec la vidéo suivante.
Minute 2: la chaise rouge, faites de grosses cordes rouge, enlacées les unes entre les autres.
Minute 5:30: chaise en osier flanquée d'objets en plastique du quotidien (bouteille, bouteille de canard wc...) qui sont collés à la surface de la chaise.
Minute 9: chaise exclusivement faite de cornes entières.
00:20 Publié dans Art Contemporain, Art Moderne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 25 juillet 2008
le "chic" de l'art: les galeries de l'Upper East Side (II)
Lisez la partie précédente de l'article dédié aux galeries d'art de l'Upper East Side ici
Marian Goodman Gallery: quelques pièces intéressantes dans l'exposition d'été "Deep Comedy" dont l'idée est la transformation d'éléments de tous les jours, autrement dit banals, en scènes de jeu à travers les différents médias que sont la sculpture, la vidéo, l'installation, la photographie et quelques éléments de performance. L'humour est inévitable ici, il vient naturellement à nous...on ne peux pas en dire autant de la compréhension des intentions des artistes. Pour vous décrire ce qui m'a le plus marqué: au centre de la pièce, un alignement de sculptures en marbre de chiens assis "Girl Dogs, House of Sher" (ci-contre) de Julia Scher (7.000 dollars la pièce tout de même!). Egalement une vidéo en grand écran d'enfants récitant, souvent avec le sou(fou-)rire, des dialogues d'adultes dissértant sur l'art, très drôle.The Project: basée sur l'idée du premier roman féminin de science-fiction par Ursula K. Le Guin (perso, avec un nom pareil, on ne peux qu'écrire des romans de science-fiction!), un univers dans lequel les individus change de sexe selon les cycles lunaires, l'exposition porte le nom du roman "The Left Hand of Darkness". Une nouvelle conception des genres donc ou plutôt une vision crue et assez dure (d'aucuns diraient, contemporaine) des représentations des genres. Par exemple, la sculpture Agenda Pusher, réalisée par Lizzie Fitch et Ryan Trecartin, représente de manière tout à fait chaotique une femme tenant une poussette, son corps est fait à base de coussins (avec boucles d'oreilles attachées à ce dernier), d'un socle de marbre, sa peau est un sorte de liquide fondu figé...il y en a sur la poussette, le corps de l'enfant est également fait en ce liquide. Malheuresuement je n'ai pas de photos à vous montrer.
Tibor de Nagy: l'artiste Jess (1923-2004), révélé par la scène beat des années 50, est présenté ici à travers ses peintures et collages. Pas grande fan des collages, je vous parlerai plutôt de ses tableaux dont la surface est tout en reliefs du fait des couches extrêmement épaisses de peintures appliquées, sur une base en bois. C'est tellement flagrant que l'on croirait que l'artiste a peint sur une surface aux saillies proéminentes. Ci-contre Crito’s Socrates: Translation #3.
16:10 Publié dans Art Contemporain | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 23 juillet 2008
la "hype" de l'art: les galeries à Chelsea (III)
Lisez la partie précédente de l'article dédié aux galeries d'art de Chelsea ici
James Cohan Gallery: exposition monographique sur l'œuvre du photographe américain Bill Owens qui dépeint l'Amérique populaire et nous rappelle que dans ce pays, tous les jours, "le tragique, le comique, le mondain, la ferveur, le farfelu co-habitent". Cela donne des photographies des américains de la fameuse middle-class, c'est souvent drôle et parfois pathétique. Plutôt tragique, dans la série dédiée aux manifestations anti-guerre (du Viet-Nam en l'occurence) et aux parades de vétérans.
Galerie Lelong: Une année en dessins est le titre de l'exposition, qui ne m'a pas particulièrement interpelé si ce n'est le Chelsea Snowball, 2007 de la série Snowball drawings d'Andy Goldsworthy, artiste dont nous parlons déjà ici, qui fait peut-être référence à l'effet boule de neige pour un artiste, d'être exposé dans une galerie de Chelsea. Le dessin est fait à base de poussières collées sur les traits de crayon...ce qui pourrait évoquer le côté éphémère du succès. Enfin, un dessin de Kiki Smith (ci-contre), Thinking of moths, 2008 représentant un homme songeusement assis, réalisé sur du papier provenant du Népal.
Robert Miller Gallery: plusieurs œuvres de différents artistes dans lesquelles la géométrie est représentée en tant que telle, plusieurs dessins donc mais aussi des sculptures, dont deux grandes structures composées de neuf barres de polystyrène se croisant et s'enmêlant qui suggèrent l'œuvre d'art comme un ensemble de possibilités, de l'artiste Nils Folke Anderson. Ma préférence va pour les sculptures de Joel Shapiro et John Pal (ci-contre), le premier représente le chaos malgré la rigueur des formes, le second, des baguettes de soudage parallèles qui montent jusqu'au ciel en ondulant élégamment.
Lehmann Maupin: expo solo pour Rei Sato, artiste japonaise et japonisante, qui peint par dessus des photos de paysages modernes au Japon (ci-contre un paysage industriel derrière des grilles), des personnages Kawaii (qui veux dire mignon en japonais...n'avez-vous jamais vu les hordes de touristes japonaises chez Vuitton sur les Champs-Elysées, s'extasiant kawaii!! devant les sacs?) Le résultat est grisant, on sourit, on s'amuse...mais on n'est pas sûr de savoir où l'artiste veut en venir.
Mitchell-Innes & Nash: coup de foudre pour ces toiles immenses, si l'on veut désigner d'une certaine façon le travail de Jack Goldstein, on peux dire que cet artiste majeur des années 80 aux U.S peint des effets spéciaux. C'est fascinant de réalisme, on a jamais vu des effets de lumière et de laser aussi bien rendus.Prochaine visite: les galeries de SoHo
04:25 Publié dans Art Contemporain | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 22 juillet 2008
le "chic" de l'art: les galeries de l'Upper East Side
Mireille Mosler: Plus de dix artistes participent à ce summer show et s'expriment sur leur prédécesseurs et les mouvements de l'histoire de l'art qui les ont précédés. Cela donne des résultats intéressants et curieux telles ces photographies de performance exécutées par Harvey Opgenorth (ci-contre) sur lesquelles le jeune artiste pose devant des classiques de l'art (Mark Rothko, La Danse de Henri Matisse) et tente de se "camoufler" portant des tenues aux couleurs et motifs identiques à celles du tableau. Également, Molly Springfield, fascinée par le fameux critique d'art John Ruskin, reproduit au crayon papier des photocopies de ses traités. C'est d'une telle minutie que le rendu est troublant de véracité.
James Graham & Sons: la galerie présente Color Climax, une exposition au nom sulfureux. Le contenu n'est pas - cela dit - sulfureux figurativement parlant. Il pourrait l'être par son explosion de couleurs, la vivacité des mouvements, la malléabilité des formes. On note les petites toiles carrés de Judy Ledgerwood (ci-contre), aux motifs propres à l'artiste (une fleur), avec lesquelles elle fait jouer les couleurs entre elles, en employant systématiquement deux à trois couleurs maximum sur une toile.
Zwirner & Wirth: analyse politique ici, et nous n'en sommes certainement pas à notre dernière en cette année d'élections américaines. Effectivement une oeuvre telle celle de David Hammons,U.N.I.A Flag ne peux être que politique. Il s'agit du drapeau américain grandeur nature, suspendu en longueur et dont les couleurs ont été remplacées par celles associées à l'Afrique et au mouvement Black Power. Enfin, le connu et charismatique, Adel Abdessemed présente Cocktail, 2007, installation d'un ensemble de supports de partition sur lesquels sont ouverts des cahiers, et l'on peux y voir des dessins au charbon de silhouettes jetant des mini-pierres brillantes, en un geste de rébellion silencieuse.
Knoedler & Company: Catherine Murphy, seule à l'affiche ici. Œuvre très narrative mais de laquelle se dégage une tension latente, elle se compose de dessins au crayon papier qui démontre un talent hors du commun de part la minutie et le rendu, et des peintures, grandes toiles carrés. Une d'entre elle, ci-contre, représente une femme sous une couette et s'intitule Comforter. Un étage au-dessous, se trouve le Knoedler Project Space, espace dédié aux artistes travaillant sur différents médias.
Craig F. Starr Associates: saviez-vous que Edward Hopper avait réalisé des gravures? Plus connu pour ses tableaux grands formats de gens seuls en paysage urbain, j'ai été surprise par ces tableaux. Le style n'est en rien différent, la solitude des personnages demeurent criantes, la nostalgie que l'on ressent...sans la couleur. J'ai choisi de vous montrer The cat boat puisque ce sont ses paysages marins que je préfère.
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