« 2008-07 | Page d'accueil
| 2008-09 »
vendredi, 29 août 2008
Carmel - quelques touches d'éloquence artistique
Carmel est un petit bourg chic de la côte ouest avec des petites rues tranquilles, des jolies maisonnées dont certaines ressemblent à celle d'Alice au pays des merveilles (quoi? vous l'avez jamais vu??), des boutiques élégantes (Vuitton, Tiffany's) et des galeries d'art. Mais on y trouve plus de l'art décoratif qu'autre chose. Rien à voir avec Chelsea ni Santa Monica...c'est à la limite du nunuche: des paysages de bord de mer, des sculptures de nymphes...bref rien de bien excitant.
C'était sans compter sur l'oeil acerbé de artloving qui est entré chez Oliver-Elliott and Sebastian Fine Art qui chaque année organise une exposition toute particulière durant le mois d'août. A l'occasion du Pebble Beach Concours d'Elegance de voitures classiques, évènement qui attire de nombreux collectionneurs éclairés, cette galerie regroupe à Carmel ses plus belles oeuvres d'art, essentiellment des gravures, dessins et lithographies originales, dont les auteurs sont - excusez du peu - Rembrandt, Miró, Chagall, Picasso, Toulouse-Lautrec, Renoir (de ce dernier, ci-contre à droite, Le chapeau épingle). Le galeriste Jim Russo nous a présenté cette exposition de haut vol qui compte comme oeuvre la plus chère le Nu blanc au bouc orange de Marc Chagall de 1964 (ci-dessus) avec une valeur de 750.000 dollars soit un peu plus de 500.000 euros (c'est tout?).
On y trouve également de magnifiques gravures de Rembrandt et Albrecht Dürer (artiste dont nous parlons également ici), des lithographies originales de Henri de Toulouse-Lautrec et Alfons Mucha, des dessins de Henri Matisse, Pablo Picasso, Camille Pissaro et des peintures de Joan Miró. Bref, un vrai petit bonheur pour les yeux.
02:45 Publié dans Art Moderne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 28 août 2008
Monterey - un musée d'art très californien
Des paysages marins gentiement décoratifs ainsi que de nombreuses photographies documentaires...voilà comment un esprit un peu rapide en besogne pourrait résumer l'art présent en Californie hors des grandes villes. Formellement, c'est un peu ce dont il s'agit. Si l'on s'y penche d'un peu plus près, c'est autre chose.
Le petit musée d'art de Monterey présente actuellement une exposition des deux artistes majeurs de la région: Armin Hansen et William Ritschel sous le titre "Hommes, Bateaux et la Mer: chefs d'oeuvre de la peinture de Californie", pendant que l'un s'en tient à de belles envolées impressionistes (William Ritschel) avec des paysages époustouflants (voir ci-contre), l'autre Armin Hansen nous transmet de façon abrupte mais poétique la dureté de l'océan et la vie qu'il impose (voir ci-dessus). L'exposition confronte les deux vues, les deux ressentis (vécus durant les années 20 à 30) de façon très simple (alternance de tableaux) mais efficace.
J'ai également été saisie par les photographies de Michael Kenna qui dans les années 80 s'est vu confié le soin de photographier le site de Elkhorn Slough, réserve naturelle de la région de Monterey. Les paysages photographiés semblent parfois vivants sous l'objectif de Kenna: on voit des lignes courbes en lieu d'étoiles, des vapeurs de fumée en guise de nuages. Kenna nous rend compte de quelque chose en plus que la simple Nature...son âme.
Les photographies d'Art Sinsabaugh, essentiellement de la ville de Chicago, me semblent bien vides de sens après cela, malgrè les formats paronamiques intéressants, l'aspect documentaire de l'exposition (les photos ont été prises durant le boom économique de la ville dans les années 60). Finalement la seule chose amusante est d'apprendre que le photographe utilisait un appareil géant de la fin du XIXè s. afin de synthétiser une vision de ce siècle avec le formalisme du XXè s. On imagine cet homme allant d'un bout à l'autre de Chicago avec cet instrument pas tout à fait passe partout. Que ne feraient les artistes pour arriver à leurs fins?
03:40 Publié dans Art Moderne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 26 août 2008
Santa Barbara - quelques pièces d'intérêt, beaucoup d'artistes secondaires
Au musée d'art de Santa Barbara, il y a bien l'exposition actuelle de photographies de tournages de films dans le Hollywood des années 50. On peux y admirer également les quelques pièces importantes d'art antique tel ce sculptural Landsdown Hermes (ci-contre), copie romaine d'une statue grecque dont le "pendant" (ils appartenaient au même lord Landsdown, d'ou le nom) se trouve à la Getty Villa (voir l'article à ce sujet ici).
Enfin, quelques exceptionnelles peintures comme cette Femme cheval de Marc Chagall (ci-contre), poignant portrait de l'être aimé perdu qui marquera la reprise de son activité par le peintre un an après la douloureuse perte; le nébuleux Le miel est plus sucré que le sang de Salvador Dalí; des sculptures aussi avec un buste particulièrement expressif d' Aristide Maillol (ci-dessus) qui nous a habitué à plus d'abstention dans ses oeuvres.Le reste de la collection est complété par de nombreuses oeuvres d'artistes secondaires des mouvements impressionistes (la plupart américains), post-impressionistes, expressionstes abstraits et minimalistes. Ce qui est, au demeurant, intéressant, puisque les ocasions de connaître ces derniers sont rares, les grands musées ayant toujours des difficultés à exposer ne serait-ce que l'ensemble de leurs collections d'oeuvres d' artistes majeurs.
03:55 Publié dans Art Contemporain, Art Moderne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
vendredi, 22 août 2008
Santa Monica - profusion de galeries à Bergamot Station
Bergamot Station est un centre de galeries d'art au nord de Santa Monica. Le concept? Dans un environnement qui mélange le style factory et des alignements de citronnier (à voir...), une galerie d'art après l'autre. Et il y en a plus d'une trentaine! Un vrai paradis, c'est le paradis de la gallerie! Je ne les passerai pas toutes en revue...juste quelques coups de coeur.
Ali Smith chez Mark Moore Gallery: cette artiste émergente utilise des couleurs très intenses et applique la peinture de manière presque viscérale. Les toiles sont abstraites et une certaine tension toujours là, crées par les différents flux des coup de pinceau.
Craig Krull Gallery présente une magnifique exposition de photographies de Jennifer Gough-Cooper. Les sujets sont des petites sculptures d' Auguste Rodin, des couples enlacées, des figures recroquevillées...c'est bouleversant de finesse et on voit rarement des photographies de sculptures atteindre ce type de rendu où l'émotion reste intacte et s'en trouve même amplifiée.
03:30 Publié dans Art Contemporain, Art Moderne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 21 août 2008
Los Angeles - sujets existentiels au MOCA
Malgré une grosse déception dûe à la fermeture de la collection permanente du Museum of Contemporary Art de Los Angeles le jour de ma visite, j'ai tout de même pu me mettre sous la dent l'exposition Mesurer sa propre tombe de l'artiste Marlene Dumas. Je sais, ça n'a pas l'air réjouissant. Et bien, ça ne l'est pas. Néanmoins, c'est intéressant.
Marlene Dumas analyse et exprime ici, à travers ses nombreuses peintures, des thèmes existentiels tels que la vie, la naissance, la pornographie, la mort. Les portraits réalisés dépeignent ainsi des nouveaux-nés ou jeunes enfants tel celui-ci (ci-contre) appelé Le peintre, qui représente la fillette de l'artiste après une session de...peinture. Ils abordent aussi des sujets plus graves tel que les excès de la pornographie avec des scènes plutôt crues (même si elles sont toujours très floues) et la mort.
La particularité de Marlene Dumas est qu'elle peint sur la base de photographies polaroid. Ce qui est très étrange car les portraits de l'artiste émanent une grande sensibilité comme si le modèle avait posé, comme si l'artiste et le modèle se connaissaient. La photographie de classe ci-contre à gauche, apellée La maîtresse est l'oeuvre la plus connue de l'artiste et c'est par ce tableau que sa méthode (peinture à base de polaroid) a été révélé au début des années 70.
Néanmoins, les portraits de Marlène Dumas sont les étoiles de cette exposition de moitié de carrière (ci-contre, un autoportrait). Je note également le positionnement des tableaux, soit au ras-du-sol, soit très haut sur le mur...rien n'est laissé au hasard et surtout rien ne nous laisse indiférent.
04:55 Publié dans Art Contemporain | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 20 août 2008
Los Angeles - les "étoiles" des galeries de LA
Gimini G.E.L: Lorsque l'on jette un coup d'oeil sur la liste des artistes que représente Gemini G.E.L, on se dit qu'on est tombé au bon endroit...John Baldessari (artiste présent au BACMA avec Andy Warhol et Jeff Koons), Daniel Buren (auteur des colonnes contemporaines au Grand Palais à Paris), Philip Guston, David Hockney, Ellsworth Kelly...et beaucoup d'autres. Actuellement c'est Ann Hamilton qui présente ses nouveaux imprimés et sculptures. Le plus impressionnant, ce sont ses lithographies bleu, grise, rouge de soie organza avec par certains endroits des tiraillements dont le rendu est impeccable et très délicat.Margo Leavin: quatorze artistes présents pour Summer 2008 parmi lesquels nous retiendrons le sol original de Allen Ruppersberg qui couvre la salle principale et consiste en un quadrillage noir, blanc et rouge avec ici et là des phrases énigmatiques. Également un mur de briques yoga de Mungo Thomson, placé en travers d'une des pièces de la gallerie et derrière lequel on se cache.
Regen Projects: deux espaces différents pour cette galerie qui met à l'honneur cet été l'artiste, lauréate du Turner Prize en 2007, Gillian Wearing. Tout d'abord deux vidéos constituant l'exposition Family History mettant en scène dans une interview organisée façon real tv une femme qui a été dans les années 70, l'une des héroïnes du premier show anglais de télé réalité, filmant la vie quotidienne d'une famille.
Elle raconte de façon dramatique les aléas de cette adolescence ou sa vie familiale était exposée au grand public. Intéressant mais pas passionnant. L'autre exposition Pin Ups consiste en des tableaux peints de pin ups californiennes d'aujourd'hui (c'est-à-dire, pour la plupart assez vulgaire). Les tableaux peuvent s'ouvrir et l'on découvre les photos réelles des figures peintes (du coup, beaucoup moins "parfaites") et des lettres que ces personnes ont écrites, racontant leurs mésaventures adolescentes et leur mal être. Façon de nous dire que derrière les images de perfection avec lesquelles les médias nous abreuvent, il y a un gouffre et la plupart du temps, ses histoires personnelles sont assez pathétiques.
Gagosian: le big boss des galeristes se devait d'être présent à Los Angeles et quoi de plus approprié qu'une galerie à....Beverly Hills. Rien que ça! Les photographies et sculptures de Roni Horn y sont présentées en ce moment. Les séquences de portraits photographiques de Isabelle Huppert qui capture ses états émotionnels chaque fois très légèrement différents sont très intenses. Visionner ces photos est un vrai challenge pour la mémoire.
Michael Kohn Gallery: Une exposition de photographies d'Andy Warhol de 1967 à 1987, un média avec lequel on ne voit que trop peu l'artiste. On reconnaît cependant sa touche par le choix cynique (?) de ses sujets - très kitsch - et par cette manière nonchalante de le saisir.
02:10 Publié dans Art Contemporain | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 19 août 2008
Los Angeles - Sterling Ruby au MOCA
Le MOCA est le Museum of Contemporary Art de Los Angeles. Il se divise en trois bâtiments: le MOCA au Pacific Design Center (une salle), le MOCA Geffen Contemporary (fermé jusqu'en septembre...bouuuu) et l'édifice principal sur downtown, tout simplement le MOCA (qui contient la collection permanente). Actuellement, le MOCA au Pacific Design Center présente une installation assez spectaculaire de Sterling Ruby appelée SUPERMAX 2008.
Sterling Ruby est une artiste émergente de la Californie du Sud et le MOCA, fidèle à sa tradition d'innovation et de support d'artistes de la région où il est implanté, lui consacre une exposition cet été.
L'installation est assez curieuse, dans une salle d'environ 80 m2 donc pas immense, se cotoient de près de grands cubes/rectangles massifs, sous forme de cage en bois ou dressés en diagonale. Cet aspect fortement minimaliste est contrebalancé par plusieurs éléments; la présence d' écrits type graffiti sur leurs côtés; des sculptures posées dessus aux formes arrondis ou aux contenus aléatoires et colorés (voir ci-contre à gauche, au premier plan) et enfin, d'immenses stalagtites rouges renversées.Étrangement, l'installation est assez attirante et les pièces étant proches les unes des autres, elles créent un espace chaleureux et à l'intérieur duquel on déambule avec assurance. Il y a également ici une dimension esthétique importante, les formes dégoulinantes (les stalagtites géantes) sont là telles des bougies immortelles, les sculpures suspendues autour en forme de gouttes d'eau donnent une impression de temps qui s'est figé.
04:50 Publié dans Art Contemporain | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
lundi, 18 août 2008
Los Angeles - Merci Monsieur Getty
Je viens de passer les trois derniers jours immergée dans de la pure Beauté. Beauté architecturale, artistique, naturelle...les deux musées Getty à Los Angeles sont deux pures merveilles.
J. Paul Getty, magnat du pétrole des années 50 à 70, était un des hommes les plus riches au monde...et un immense fan d'art, notamment d'art antique et d'antiquités. Il ne verra malheureusement pas achevés les deux musées qui portent son nom.
Le Getty Center est, au delà d'un musée, un véritable centre de recherches sur l'art. Il a été conçu par le jeune architecte - à l'époque - vainqueur du Pritzker Price, Richard Meier et les jardins sont de Robert Irwin. Les différentes ailes du musée se situent en haut d'une montagne, avec vues sur Los Angeles, l'océan et les villas de Bel-Air (quartier huppé); pour y aller il faut prendre un mini tram, dont la station de départ est accolée à un jardin de sculptures exceptionnel! Pour voir l'album photos des sculptures, cliquez ici.
Robert Meier ne laisse rien au hasard, tout au Getty Center a une raison. Les murs des bâtiments, par exemple, sont faits à base de carrés, tous à la même mesure standard (un mètre), supposémment cette mesure donne une dimension humaine à l'édifice. Ces carrés sont faits en partie de travertine, roche venue directement d'Italie (plus de 100 voyages en bateau) et d'un métal blanc-beige, le fameux "brown Meier", inspiré du nom du "white meier" pour lequel l'architecte est connu. La construction du centre se fît sur treize années ! Mais je ne vous en dis pas plus et vous laisse admirer le site sur l'album photos ici.
L'art au Getty Center est exclusivement de l'art occidental et s'arrête à l'art moderne (pas de compétition pour le BACMA, donc). La collection permanente compte parmi de belles sculptures antiques, baroques et néo-classiques, telle les trois statues néo-classiques des déesses Vénus, Minerve, Juno de l'anglais Joseph Nollekens.
Il y a également au Getty Center une belle collection d'impressionistes et post-impressionsites, notamment le mystérieux tableau The Portal of Rouen Cathedral in morning light de Claude Monet (ci contre à droite).
Néanmoins, on ne pourrait pas parler du Getty Center sans parler de sa collection exceptionnelle d'antiquités dont une grande partie est française...et très rococo, prenez ce lit (ci-contre) attribué à Jean Baptiste Tilliard et appartenant à la maîtresse de Louis XV, la fameuse Madame de Pompadour.
La Getty Villa est une maison reproduite selon le modèle d'une villa de la Rome Antique, engloutie par l'éruption du Vésuve en 79, mais dont certains plans ont pu être établis grâce aux fouilles. Quoi de plus adéquat qu'une maison antique pour accueillir une collection d'art antique...? La Villa est située sur les hauteurs de Malibu, vue sur mer, végétation méditerannéenne, grillons...l'endroit est paradisiaque. On peux se promener dans les différents jardins, le jardin d'herbes est remarquable et les effluves ennivrantes (lavande, thym, romarin), les péristyles comptent en leur centre des fontaines, des bassins à nénuphars, des statues en bronze, des oliviers, figuiers...un vrai jardin d'Eden!
Les intérieurs sont admirables et sont une reproduction casi-exacte de ce qu'était la maison originale, les sols et murs de marbre peuvent compter jusqu'à sept marbres différents! Petit album photo de la Villa ici.
La collection est également remarquable, depuis les figures géométriques de l'ère minoénne jusqu'au statues romaines du IVè. s en passant par la vaisselle d'or et d'argent et les fresques miraculeusement reconstituées des domus, on suit un vrai cours d'art antique avec bonheur. Une des plus belles pièces se trouve dans le temple d'Herakles, c'est la statue romaine de Herakles ou Hercules (125 ap. J.C), doté de la peau du lion qu'il étrangla de ses mains lors de ses douze travaux. Regardez les motifs du sol de marbre, c'est magnifique!
03:50 Publié dans Architecture & Design, Art Baroque, Art de la Renaissance, Art du XVIIIè. s., Art Médiéval, Art Moderne, Photographie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
vendredi, 15 août 2008
Los Angeles - la collection Eli Broad, étoile de la côte ouest
Eli Broad est un des richissimes entrepreneurs de la côte ouest des Etats-Unis et un des plus grand collectionneur d'art au monde avec une collection d'art contemporain qui commence à partir des années 1950.Afin d'héberger cette collection exceptionnelle, le BCAM (Broad Contemporary Art Museum - photo ci-contre) a ouvert ses portes en février dernier, juste à côté du LACMA, à Los Angeles. Les invitations de la soirée d'inauguration consistaient en des mini-reproductions de l'oeuvre Cracked egg (red) de Jeff Koons qui contenaient un message; et tout le gratin de Hollywwod y était convié, afin entre autres, de lever des fonds pour le musée. C'est vous dire...
La collection est superbe, présentée sur le modèle "une salle, un artiste", elle commence au deuxième et dernier étage avec Jasper Johns et ses tableaux représentant le drapeau américain. Il est intéresant de voir que derrière la peinture, il y a des morceaux de journaux collés; également la peinture est loin d'être uniforme, elle dégouline souvent et est tâchée.
Tous ces éléments d'imperfection sont peut-être là pour dire que derrière l'image "propre" qui émane d'un premier coup d'oeil se trouvent les failles d'une Nation, surtout à l'époque de la guerre du Viet-Nam.
La salle dédiée à Ellsworth Kelly (ci-dessus) est aussi fascinante, ces immenses toiles prennent les formes les plus diverses: losange, arc et sont peintes de façon casi-parfaites dans le sens ou la couleur est totalement uniforme et sans aucune tâche. Roy Lichtenstein, Cy Twombly, Jeff Koons et son désir inépuisable de communiquer avec le grand public et sa sculpture Michael Jackson et Bubbles (ci-contre), Andy Warhol avec notamment la toile monumentale Camouflage, sont quelques uns des autres artistes présents)
Le deuxième étage est consacré aux réalisations d'artistes des années 50 aux années 80 d'une part avec par exemple Jean-Michel Basquiat, et d'autre part on retrouve les photographies de Cindy Sherman dans lesquelles l'artiste elle-même mime des clichés et figures féminines connues, puis certaines oeuvres de Damien Hirst, un des médiatique Young British Artists avec une de ses sculptures d'animaux figés dans un aquarium, ici un mouton et Aubade, Crown of glory, 2006, toile en forme de vitrail d'église et composée à base de papillons (elle fit d'ailleurs un scandale lors de sa présentation chez le galeriste Gagosian).
Enfin au rez-de-chaussée, on trouve les immenses sculptures de Richard Serra, plaques d'acier couleur rouille, courbées et penchées de plusieurs mètres de hauteur et dans lesquelles on se perd un instant, la monumentalité de ses oeuvres impose le respect.Connaissant les côtes de ces artistes à l'heure actuelle, on a du mal à imaginer la valeur de cette collection...
20:20 Publié dans Art Contemporain | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Los Angeles - le Hammer Museum sur le campus de UCLA
C'est à l'entrée du fameux campus de l'Université de Californie et à quelques pas des splendides demeures de Beverly Hills que se trouve le Hammer Museum. Contribuer à la vie intellectuelle du campus et promouvoir le rôle crucial des artistes au coeur de la culture et de la société sont les deux missions de ce musée.
Plusieurs expositions à l'heure actuelle:
Tomma Abts, exposition déjà vue au New Museum de New-York. Les peintures de cette femme artiste (lauréate du Turner Prize 2006, équivalent du césar pour les artistes) qui crée dans sa cuisine sont fascinantes, plus on les regarde et plus on découvre des curiosités, étrangetés de formes et d'ombres. J'aime particulièrement Mehm ci-contre, entremelage de triangles aux tons rouges et bordeaux, on ne sait pas bien ou les lignes commencent et finissent.
Entre Terre et Paradis, l'architecture de John Lautner, exposition dédiée aux réalisations radicalement innovatrices de John Lautner, notamment de part leur relation avec l'espace et la nature. Architecte originaire de Los Angeles, John Lautner a crée en fonction de son environnement, la côte ouest des USA ou les montagnes abruptes sont légions. Cela donne des réalisations à la limite de la troisième dimension telle la Chemosphere en photo en-tête de cet article ou bien la Marbrisa ci-contre. L'exposition est très bien organisée avec un juste équilibre entre les plans de l'architecte sous verre sur de grands pupitres, des maquettes et des vidéos des maisons.
La collection permanente n'est pas en reste avec de beaux tableaux des impressionistes: Monet, Pissaro, Manet et post-impressionistes: Gauguin, Van Gogh. Mais le plus beau tableau de cette collection est l'oeuvre maîtresse du symboliste Gustave Moreau: Salomé dançant devant Hérode, le premier plan capte immédiatement l'attention avec Salomé somptueusement vétue et portant mille parures antiques et exotiques, délicatement et minutieusement peintes. La danceuse fascine par sa grâce et la lumière centrée sur elle est légèrement poudrée. Hérode, un peu plus en arrière sur la droite observe attentivement (on comprend pourquoi!). Derrière ce premier plan, on entre-aperçoit l'architecture volumineuse et monumentale d'un palais. L'orientalisme qui se dégage de cette oeuvre est à son comble. On remarque également le beau portrait de John Singer Sargent. du Dr. Pozzi at Home et les nombreux tableaux et gravures d'Honoré Daumier.
Enfin, un petit bijou d'exposition commissionnée par une artiste: Jennifer Bornstein qui mêle des gravures de Goya et de Albrecht Dürer (ci-contre The small horse, des dessins de Rembrandt, des photos de Man Ray, et d'autres choix judicieux, le tout assemblé sur trois murs seulement. Petit mais costaud.
17:35 Publié dans Architecture & Design, Art Contemporain, Art Moderne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note











