vendredi, 26 septembre 2008

Bronx Museum - Depuis 1950...que s'est-il passé dans la rue?

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Il faut aller au nord de Manhattan, tout tout en haut, dans le tristement connu (pour sa violence) quartier du Bronx (qui a d'ailleurs depuis, beaucoup changé) pour voir l'exposition "Street art, street life" au Bronx Museum.

exh2_Street.jpgSi vous vous attendez à voir des tags, graffitis, et autres formes d'expression urbaine clandestine...faites demi-tour, ce n'est pas ici que vous les trouverez. Par l'expression "Street art, street life", la commissaire d'exposition a voulu désigner plutôt comment l'art s'est exprimé dans la rue et comment la rue a influencé les formes d'expression. Il s'agit plus d'un retraçage historique de cette expression. Organisée chronologiquement, l'exposition commence par les années 50-60 avec essentiellement des photographies d'artistes aujourd'hui mondialement reconnus tel cette photo intitulée Gun de William Klein (en-tête de l'article), et le "reportage-mise en scène" de George Maciunas des premières performances fluxus plutôt saugrenus mais aussi amusantes (ci-contre à gauche), il y aussi les affiches lacérées de Jacques de la Villeglé et celles de son ami Raymond Hains.

topten.jpgOn peux visualiser le film de John Lennon et Yoko Ono intitulé Rape où l'on y voit une jeune femme traquée par une caméra dans la rue puis chez elle...sorte de métaphore autobiographique. Pour clôturer cette période, un autre film qui montre la performance dans la rue de l'artiste autrichienne Valie Export (c'est son "nom de scène") durant laquelle cette dernière porte une sorte de carton sur le buste. Le côté du carton le plus exposé est entrouvert par une brèche et les passants sont invités à mettre les mains dedans et par conséquence...tripoter la jeune femme! et ce devant tout le monde et la caméra (ci-contre à droite). L'idée étant de mettre en scène la concupiscence masculine...

link-pic.gifLa période des années 70-80 est marquée par des oeuvres plutôt en relation avec l'environnement lui même de la rue. On remarque le reportage de la performance d'un an (c'était sa "spécialité") réalisée par l'artiste coréen Teh-Ching Hsieh (en couverture du Dvd, ci-contre à gauche) pour laquelle il est resté exclusivement en extérieur (dans New-York), c'est-à-dire qu'il s'est refusé à rentrer dans quelque intérieur que ce soit: édifice, voiture, métro...la seule exception: son sac de couchage! ben voyons. Et aussi la nuit passée au poste qu'il n'a certainement pas voulu. L'ensemble de textes et photographies de Sophie Calle qui s'est fait suivre durant une journée par un détective privé, qu'elle a elle même espionné, sans que lui même le sache. Bref, vous voyez, pleins de choses intéressantes, enrichissantes sur une époque et ce que les artistes faisaient de décalé en extérieur, tout en mettant en scène ce dernier.

kimsooja_a_needle.jpgEnfin, la dernière période, celles des années 90 à aujourd'hui est plus globale dans le sens ou c'est la rue en Afrique, au Japon, en Chine qui est mise en scène...à travers des photographies couleur grand format, des performances vidéos, des entretiens de gens dans la rue. L'artiste coréenne Kimsooja par exemple se filme de dos dans la rue (cheveux noirs attachés sobrement) et l'on peux voir tous les passants qui gravitent autour d'elle, interpellés par son immobilisme en contraste avec la rue qui grouille. Leurs réactions sont diverses. La performance s'appelle Needdle woman (La femme aiguille, ci-contre à gauche). L'art est ainsi moins mis en scène que les personnes elles-mêmes, serait-ce donc le bilan aujourd'hui? la rue "occidentale" serait-elle devenue tellement ennuyeuse avec ses magasins standardisés, ses restaurants bon chic bon genre que les artistes n'ont plus envie de s'y exprimer? C'est très possible...et cela ne nous surprendrait pas.

samedi, 20 septembre 2008

The Jewish Museum - Action/Abstraction, Artiste/Critique ou les débuts de l'Art Américain

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16950ca49004a4f0514346cff864819f.jpgC'est une belle analyse du mouvement artistique américain après-guerre que fût l'expressionisme abstrait que nous délivre l'exposition Action/Abstraction: Pollock, de
Kooning, and American Art, 1940-1976
au Jewish Museum. Pourquoi le Jewish Museum se penche sur ce mouvement? Les deux critiques d'art majeurs de l'époque étaient juifs: Clément Greenberg (1909-1994) ci-contre à gauche et Harold 9ee7bfa3bf9443202fcc5595f542b352.jpgRosenberg (1906-1978) ci-contre à droite.
Ils furent essentiels à la compréhension par le grand public de cet art complexe dont la figuration est la plupart du temps totalement absente, et participèrent à l'élevation de New-York au rang de mecca artistique, remplaçant de ce fait, Paris.



1fe3738a9a2bd6f01213b717d88dd17e.jpgLes débats que les deux intellectuels entretenaient par journaux interposés reposaient sur deux idées bien différentes de l'art: Greenberg d'un côté croyait en l'abstraction et la pureté formelle de l'objet d'art, il soutenait par exemple l'artiste Jackson Pollock (Convergence, 1952, ci-contre à gauche) dont les toiles abstraites avaient pour caractéristiques principales une absence totale de profondeur et une unité d'ensemble sur grands formats. 6aa76215f92b6626bc06949ca160b2e4.jpgRosenberg d'un autre côté promouvait l'action c'est-à-dire l'acte physique de créer l'art, il voyait le canevas comme une arène dans laquelle s'exprimait pleinement l'artiste. William de Kooning (Gotham News, 1955, ci-contre à droite) était le modèle d'"action painter" de Rosenberg.

Il est fascinant de voir deux petits films côte à côte montrant Pollock d'un côté et De Kooning de l'autre en train de peindre. Tandis que Pollock peint instinctivement avec des gestes brefs et rapides, sans trop - il semblerait - y réfléchir, De Kooning pose un coup de pinceau, recule de quelques mètres et observe longuement avant de reposer un autre coup de pinceau.

1683107e4333e23778aedabb9a9b4b73.jpgL'exposition est organisée par groupe d'artistes, le premier, vous l'aurez deviné est le duo Pollock et De Kooning avec des oeuvres caractéristiques de leur style mais aussi d'autres montrant les changements au long de leur carrière, comme par exemple un certain retour à la figuration de Pollock à la fin de sa carrière. Hans Hoffman (Sanctum Sanctorum, 1962, en-tête de l'article) et Ashile Gorky sont présents, venus d'Europe avec la forte influence du surréalisme. Un peu plus loin, une salle de sculptures avec David Smith (The Hero, 1952, ci-contre à gauche), que l'on retrouve souvent en Californie dans les jardins de sculptures (voir les albums photos à gauche) et un peu plus loin, Anthony Caro avec Twenty Four Hours (1961) qui expose actuellement à la galerie Daniel Templon à Paris.

9e10d961b8dd4922ef5f1da2f543073e.jpgOn peux également admirer un style qui émergeât de l'expressionisme abstrait: le color-field painting, canevas abstraits principalement peints avec de grandes zones de couleur solide et dont un des principal représentant est Kenneth Noland (Whirl, 1960, ci-contre à droite), artiste que j'avais découvert lors de ma première visite à New-York à la Grey Art Gallery, l'idée est celle d'atteindre la nature essentielle de l'abstraction visuelle en effaçant tout marque individuelle en faveur de vastes zones colorées.

vendredi, 19 septembre 2008

Asia Society - l'Art chinois pendant et après la Révolution Culturelle

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Me voici de nouveau à New-York...en quête de nouvelles émotions artistiques. L'automne est déjà là, les cours ont commencé et la liste des expos à voir se fait déjà longue. C'est parti.

Exposition d'actualité, Art and China's revolution à la Asia Society, qui retrace ce qu'à été la production artistique chinoise à l'époque de la Révolution Culturelle (des années 50 aux années 70). L'exposition devait comprendre de nombreuses oeuvres provenant de Chine mais c'était sans compter sur les Jeux Olympiques et la polémique qu'ils ont entraîné, les autorités chinoises ont ainsi refusé au dernier moment de prêter les oeuvres. Il reste néanmoins une belle sélection de tableaux et pièces...

Ce poster Chairman Goes to Anyuan de l'artiste Liu Chunhua (voir en en-tête de l'article) soulignant l'importance de cette ville minière Anyuan pour Mao où il avait soutenu le mouvement ouvrier et où il se rendait - une fois Président - tous les ans. Ce poster a - selon certaines sources - été le plus reproduit à l'époque, neuf millions de fois. Néanmoins, il avait été critiqué par le Parti pour deux raisons: Mao était seul alors qu'il aurait dû être représenté entouré du peuple et il était sur un fond de ciel bleu nuageux alors que Mao symbolisait le Soleil Rouge est donc le ciel aurait dû être sans nuages.

4a43e3f905fcdefd7b1e2053a00a5703.jpgUne des salles de l'exposition présente des photographies prises durant la Révolution Culturelle, on y voit les Soldats Rouges acclamant Mao mais aussi des hommes accusés d'être contre-révolutionnaires portant autour du cou des pancartes de mea culpa et ce en place publique. Il y aussi une grande collection d'objets, à la limite du merchandising, des pin's, des poupées, de la vaisselle...et...une mangue commémorative! Vous avez bien lu! Il s'agit d'un hommage rendu à la générosité de Mao qui, à l'occasion de la visite de représentants du Pakistan, distribua au peuple les dix mangues offertes en guise de cadeau par ces derniers. La mangue devenait tout un symbole.

c2561ec050d3bc4f6283a709f8f7515e.jpgEnsuite, on passe dans une galerie de peintures grand format représentant Mao entouré par le peuple souriant, heureux, brandissant le fameux petit livre rouge, recueil de Citations du Président. Ouvrage qui se trouve d'ailleurs également exposé avec ses variantes en plusieurs langues dont l'hébreu. Il y a aussi une sculpture représentant une scène grandeur nature du paiment de l'impôt à l'époque "féodale" qui décrit la misère du peuple face à la dureté du propriétaire terrien, scène qui ne devait plus avoir lieu une fois Mao au pouvoir, ce dernier prêchant l'abolition de la bourgeoisie.

d28eb91e15026b780abcee7ffaa6c96b.jpgToutes ces oeuvres sont celles réalisées sous la supervisation du Parti et surveillance accrue des Gardes Rouges, les artistes qui n'allaient pas dans ce sens (la plupart peignaient simplement des paysages ou selon les principes traditionnels chinois c'est-à-dire à l'encre sur papier, voir ci-contre à gauche) étaient accusés d'être contre-révolutionnaires et destinés à des camps de redressement dans la campagne où ils devaient faire des sessions d'autocritique. Durant la Révolution Culturelle, des milliers d'oeuvres traditionnelles furent détruites.

758df9c698ace97308bb8b07f759d9ee.jpgExposition intéressante donc mais qui - logiquement - ne montre qu'un aspect des choses. Ainsi, si l'on veux connaître l'impact de la Révolution Culturelle sur la production des artistes aujourd'hui, on peux se rendre au Musée d'Art Moderne de San Francisco qui expose la collection Logan d'art contemporain chinois. On est saisis par cette façon d'exprimer le désarroi, le cynisme, le désespoir vécus par certains artistes chinois. 4489dd8800f37d6f2853756c8db5b4b5.jpgLes portraits de famille des annés 60 de Zhang Xiaogang (ci-contre à droite) dont la calme expression des visages n'a d'égale que la souffrance probablement vécue à l'intérieur, les sourires figés des peintures et sculptures de Yue Min (ci-contre à gauche) nous transmettent l'idée d'un grand malaise.

747362ab7d90f086a5d11a6d1d2ec223.jpgMais j'ai personnellemnt reçu un coup au coeur en regardant ce tableau sans titre de Zhang Xiaogang représentant une tête d'enfant qui pleure, plongé dans l'obscurité et reposant sur un livre ouvert avec à côté une prise débranchée, ce tableau plus que jamais reflète pour moi le désarroi et la tristesse des gens à qui l'on interdit d'apprendre et donc de s'exprimer. C'est venu tout seul, j'ai versé des larmes.

NB: Alex, je réclame un commentaire de ta part sur cet article!

vendredi, 29 août 2008

Carmel - quelques touches d'éloquence artistique

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Carmel est un petit bourg chic de la côte ouest avec des petites rues tranquilles, des jolies maisonnées dont certaines ressemblent à celle d'Alice au pays des merveilles (quoi? vous l'avez jamais vu??), des boutiques élégantes (Vuitton, Tiffany's) et des galeries d'art. Mais on y trouve plus de l'art décoratif qu'autre chose. Rien à voir avec Chelsea ni Santa Monica...c'est à la limite du nunuche: des paysages de bord de mer, des sculptures de nymphes...bref rien de bien excitant.

8b714e3d1fd85390da151bee1ebbf595.jpgC'était sans compter sur l'oeil acerbé de artloving qui est entré chez Oliver-Elliott and Sebastian Fine Art qui chaque année organise une exposition toute particulière durant le mois d'août. A l'occasion du Pebble Beach Concours d'Elegance de voitures classiques, évènement qui attire de nombreux collectionneurs éclairés, cette galerie regroupe à Carmel ses plus belles oeuvres d'art, essentiellment des gravures, dessins et lithographies originales, dont les auteurs sont - excusez du peu - Rembrandt, Miró, Chagall, Picasso, Toulouse-Lautrec, Renoir (de ce dernier, ci-contre à droite, Le chapeau épingle).

Le galeriste Jim Russo nous a présenté cette exposition de haut vol qui compte comme oeuvre la plus chère le Nu blanc au bouc orange de Marc Chagall de 1964 (ci-dessus) avec une valeur de 750.000 dollars soit un peu plus de 500.000 euros (c'est tout?).

f31cde3337649e30c697a7e8a7cba462.jpgOn y trouve également de magnifiques gravures de Rembrandt et Albrecht Dürer (artiste dont nous parlons également ici), des lithographies originales de Henri de Toulouse-Lautrec et Alfons Mucha, des dessins de Henri Matisse, Pablo Picasso, Camille Pissaro et des peintures de Joan Miró. Bref, un vrai petit bonheur pour les yeux.

jeudi, 28 août 2008

Monterey - un musée d'art très californien

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Des paysages marins gentiement décoratifs ainsi que de nombreuses photographies documentaires...voilà comment un esprit un peu rapide en besogne pourrait résumer l'art présent en Californie hors des grandes villes. Formellement, c'est un peu ce dont il s'agit. Si l'on s'y penche d'un peu plus près, c'est autre chose.

7ae2329b230026c6e88cd422b56a3be5.jpgLe petit musée d'art de Monterey présente actuellement une exposition des deux artistes majeurs de la région: Armin Hansen et William Ritschel sous le titre "Hommes, Bateaux et la Mer: chefs d'oeuvre de la peinture de Californie", pendant que l'un s'en tient à de belles envolées impressionistes (William Ritschel) avec des paysages époustouflants (voir ci-contre), l'autre Armin Hansen nous transmet de façon abrupte mais poétique la dureté de l'océan et la vie qu'il impose (voir ci-dessus). L'exposition confronte les deux vues, les deux ressentis (vécus durant les années 20 à 30) de façon très simple (alternance de tableaux) mais efficace.

73d8d0f851625b06d7a077f7ff95474b.jpgJ'ai également été saisie par les photographies de Michael Kenna qui dans les années 80 s'est vu confié le soin de photographier le site de Elkhorn Slough, réserve naturelle de la région de Monterey. Les paysages photographiés semblent parfois vivants sous l'objectif de Kenna: on voit des lignes courbes en lieu d'étoiles, des vapeurs de fumée en guise de nuages. Kenna nous rend compte de quelque chose en plus que la simple Nature...son âme.

cd8f3824c7fc855a53ff48255f539e14.jpgLes photographies d'Art Sinsabaugh, essentiellement de la ville de Chicago, me semblent bien vides de sens après cela, malgrè les formats paronamiques intéressants, l'aspect documentaire de l'exposition (les photos ont été prises durant le boom économique de la ville dans les années 60). Finalement la seule chose amusante est d'apprendre que le photographe utilisait un appareil géant de la fin du XIXè s. afin de synthétiser une vision de ce siècle avec le formalisme du XXè s. On imagine cet homme allant d'un bout à l'autre de Chicago avec cet instrument pas tout à fait passe partout. Que ne feraient les artistes pour arriver à leurs fins?

mardi, 26 août 2008

Santa Barbara - quelques pièces d'intérêt, beaucoup d'artistes secondaires

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50ae48fa50ea8406c100febde838594c.jpgAu musée d'art de Santa Barbara, il y a bien l'exposition actuelle de photographies de tournages de films dans le Hollywood des années 50. On peux y admirer également les quelques pièces importantes d'art antique tel ce sculptural Landsdown Hermes (ci-contre), copie romaine d'une statue grecque dont le "pendant" (ils appartenaient au même lord Landsdown, d'ou le nom) se trouve à la Getty Villa (voir l'article à ce sujet ici).

4be5ec01a35cec95ff7750a945b18899.jpgEnfin, quelques exceptionnelles peintures comme cette Femme cheval de Marc Chagall (ci-contre), poignant portrait de l'être aimé perdu qui marquera la reprise de son activité par le peintre un an après la douloureuse perte; le nébuleux Le miel est plus sucré que le sang de Salvador Dalí; des sculptures aussi avec un buste particulièrement expressif d' Aristide Maillol (ci-dessus) qui nous a habitué à plus d'abstention dans ses oeuvres.

Le reste de la collection est complété par de nombreuses oeuvres d'artistes secondaires des mouvements impressionistes (la plupart américains), post-impressionistes, expressionstes abstraits et minimalistes. Ce qui est, au demeurant, intéressant, puisque les ocasions de connaître ces derniers sont rares, les grands musées ayant toujours des difficultés à exposer ne serait-ce que l'ensemble de leurs collections d'oeuvres d' artistes majeurs.

vendredi, 22 août 2008

Santa Monica - profusion de galeries à Bergamot Station

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Bergamot Station est un centre de galeries d'art au nord de Santa Monica. Le concept? Dans un environnement qui mélange le style factory et des alignements de citronnier (à voir...), une galerie d'art après l'autre. Et il y en a plus d'une trentaine! Un vrai paradis, c'est le paradis de la gallerie! Je ne les passerai pas toutes en revue...juste quelques coups de coeur.

311fc9d6fdc45dc4d061f6d676e32f71.jpgAli Smith chez Mark Moore Gallery: cette artiste émergente utilise des couleurs très intenses et applique la peinture de manière presque viscérale. Les toiles sont abstraites et une certaine tension toujours là, crées par les différents flux des coup de pinceau.

65aea91d6234a828379107e3cd5fe3ba.jpgCraig Krull Gallery présente une magnifique exposition de photographies de Jennifer Gough-Cooper. Les sujets sont des petites sculptures d' Auguste Rodin, des couples enlacées, des figures recroquevillées...c'est bouleversant de finesse et on voit rarement des photographies de sculptures atteindre ce type de rendu où l'émotion reste intacte et s'en trouve même amplifiée.

lundi, 18 août 2008

Los Angeles - Merci Monsieur Getty

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Je viens de passer les trois derniers jours immergée dans de la pure Beauté. Beauté architecturale, artistique, naturelle...les deux musées Getty à Los Angeles sont deux pures merveilles.

J. Paul Getty, magnat du pétrole des années 50 à 70, était un des hommes les plus riches au monde...et un immense fan d'art, notamment d'art antique et d'antiquités. Il ne verra malheureusement pas achevés les deux musées qui portent son nom.

6610b43c2ef2e059413b371f236f510f.jpgLe Getty Center est, au delà d'un musée, un véritable centre de recherches sur l'art. Il a été conçu par le jeune architecte - à l'époque - vainqueur du Pritzker Price, Richard Meier et les jardins sont de Robert Irwin. Les différentes ailes du musée se situent en haut d'une montagne, avec vues sur Los Angeles, l'océan et les villas de Bel-Air (quartier huppé); pour y aller il faut prendre un mini tram, dont la station de départ est accolée à un jardin de sculptures exceptionnel! Pour voir l'album photos des sculptures, cliquez ici.

fb037aa0b95894c84cad009e6c45af8e.jpgRobert Meier ne laisse rien au hasard, tout au Getty Center a une raison. Les murs des bâtiments, par exemple, sont faits à base de carrés, tous à la même mesure standard (un mètre), supposémment cette mesure donne une dimension humaine à l'édifice. Ces carrés sont faits en partie de travertine, roche venue directement d'Italie (plus de 100 voyages en bateau) et d'un métal blanc-beige, le fameux "brown Meier", inspiré du nom du "white meier" pour lequel l'architecte est connu. La construction du centre se fît sur treize années ! Mais je ne vous en dis pas plus et vous laisse admirer le site sur l'album photos ici.

c6adc6087a00fa06a3cada19846521d4.jpgL'art au Getty Center est exclusivement de l'art occidental et s'arrête à l'art moderne (pas de compétition pour le BACMA, donc). La collection permanente compte parmi de belles sculptures antiques, baroques et néo-classiques, telle les trois statues néo-classiques des déesses Vénus, Minerve, Juno de l'anglais Joseph Nollekens. 4bcea871d9e406b45fea60c965569bfe.jpgIl y a également au Getty Center une belle collection d'impressionistes et post-impressionsites, notamment le mystérieux tableau The Portal of Rouen Cathedral in morning light de Claude Monet (ci contre à droite).

567c7106accba4020481f9588987cd68.jpgNéanmoins, on ne pourrait pas parler du Getty Center sans parler de sa collection exceptionnelle d'antiquités dont une grande partie est française...et très rococo, prenez ce lit (ci-contre) attribué à Jean Baptiste Tilliard et appartenant à la maîtresse de Louis XV, la fameuse Madame de Pompadour.



5fbd37befd329dbba85cb7a5fb96b6d7.jpgLa Getty Villa est une maison reproduite selon le modèle d'une villa de la Rome Antique, engloutie par l'éruption du Vésuve en 79, mais dont certains plans ont pu être établis grâce aux fouilles.
Quoi de plus adéquat qu'une maison antique pour accueillir une collection d'art antique...? La Villa est située sur les hauteurs de Malibu, vue sur mer, végétation méditerannéenne, grillons...l'endroit est paradisiaque. On peux se promener dans les différents jardins, le jardin d'herbes est remarquable et les effluves ennivrantes (lavande, thym, romarin), les péristyles comptent en leur centre des fontaines, des bassins à nénuphars, des statues en bronze, des oliviers, figuiers...un vrai jardin d'Eden!
Les intérieurs sont admirables et sont une reproduction casi-exacte de ce qu'était la maison originale, les sols et murs de marbre peuvent compter jusqu'à sept marbres différents! Petit album photo de la Villa ici.
40d4eba9e0a85bb37022b2e18fec3d77.jpgLa collection est également remarquable, depuis les figures géométriques de l'ère minoénne jusqu'au statues romaines du IVè. s en passant par la vaisselle d'or et d'argent et les fresques miraculeusement reconstituées des domus, on suit un vrai cours d'art antique avec bonheur. Une des plus belles pièces se trouve dans le temple d'Herakles, c'est la statue romaine de Herakles ou Hercules (125 ap. J.C), doté de la peau du lion qu'il étrangla de ses mains lors de ses douze travaux. Regardez les motifs du sol de marbre, c'est magnifique!

vendredi, 15 août 2008

Los Angeles - le Hammer Museum sur le campus de UCLA

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C'est à l'entrée du fameux campus de l'Université de Californie et à quelques pas des splendides demeures de Beverly Hills que se trouve le Hammer Museum. Contribuer à la vie intellectuelle du campus et promouvoir le rôle crucial des artistes au coeur de la culture et de la société sont les deux missions de ce musée.

Plusieurs expositions à l'heure actuelle:

a03a6c86d9b9b6cc4f9e82d502406a68.jpgTomma Abts, exposition déjà vue au New Museum de New-York. Les peintures de cette femme artiste (lauréate du Turner Prize 2006, équivalent du césar pour les artistes) qui crée dans sa cuisine sont fascinantes, plus on les regarde et plus on découvre des curiosités, étrangetés de formes et d'ombres. J'aime particulièrement Mehm ci-contre, entremelage de triangles aux tons rouges et bordeaux, on ne sait pas bien ou les lignes commencent et finissent.

7d1731fe70fdac751d900d65dd39b639.jpgEntre Terre et Paradis, l'architecture de John Lautner, exposition dédiée aux réalisations radicalement innovatrices de John Lautner, notamment de part leur relation avec l'espace et la nature. Architecte originaire de Los Angeles, John Lautner a crée en fonction de son environnement, la côte ouest des USA ou les montagnes abruptes sont légions. Cela donne des réalisations à la limite de la troisième dimension telle la Chemosphere en photo en-tête de cet article ou bien la Marbrisa ci-contre. L'exposition est très bien organisée avec un juste équilibre entre les plans de l'architecte sous verre sur de grands pupitres, des maquettes et des vidéos des maisons.

1f62026d7e1b25ec54c32d25c490d26b.jpgLa collection permanente n'est pas en reste avec de beaux tableaux des impressionistes: Monet, Pissaro, Manet et post-impressionistes: Gauguin, Van Gogh. Mais le plus beau tableau de cette collection est l'oeuvre maîtresse du symboliste Gustave Moreau: Salomé dançant devant Hérode, le premier plan capte immédiatement l'attention avec Salomé somptueusement vétue et portant mille parures antiques et exotiques, délicatement et minutieusement peintes. La danceuse fascine par sa grâce et la lumière centrée sur elle est légèrement poudrée. Hérode, un peu plus en arrière sur la droite observe attentivement (on comprend pourquoi!). Derrière ce premier plan, on entre-aperçoit l'architecture volumineuse et monumentale d'un palais. L'orientalisme qui se dégage de cette oeuvre est à son comble. On remarque également le beau portrait de John Singer Sargent. du Dr. Pozzi at Home et les nombreux tableaux et gravures d'Honoré Daumier.

ffd6f87c3242b34c1e75966ccecc68a2.jpgEnfin, un petit bijou d'exposition commissionnée par une artiste: Jennifer Bornstein qui mêle des gravures de Goya et de Albrecht Dürer (ci-contre The small horse, des dessins de Rembrandt, des photos de Man Ray, et d'autres choix judicieux, le tout assemblé sur trois murs seulement. Petit mais costaud.

Los Angeles - Le bonheur est dans le campus

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Belle matinée aujourd'hui...j'ai découvert le "quartier" de la fameuse université de Californie: UCLA. Ce campus, tel beaucoup d'autres aux USA, est fastueux et la promenade vaut le détour. Grandes allées bordées de pins, bâtiments majestueux aux briques rouges, vues imprenables sur la ville, espaces verts soignés à l'excés et...excusez moi du peu...jardin de sculptures! Et pas n'importe lesquelles: Auguste Rodin, Jean Arp, Aristide Maillol, Richard Serra, Barbara Hepworth, la liste est longue.
Je vous laisse découvrir ces merveilles ici.

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