vendredi, 19 décembre 2008

bye bye New York....bonjour Paris!!

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Et voilà..ça y est...6 mois ont passé...mais que s'est-il donc passé? pour ma pomme, à défaut de pouvoir refaire le monde, j'ai refait ma vie! j'ai quitté l'Espagne ou je résidais depuis 4 ans, un job "idéal" (bien payée, bien casée) et mes amis, pour faire une reconversion professionnelle dans le monde de l'art. Après d'innombrables visites des musées et des galeries américaines (voir dans les archives du blog, les posts de Juillet à Décembre 2008), un stage en galerie, un autre dans un musée, me voici de retour "au pays". Ça fait tout bizarre...

Mais l'aventure artloving ne s'arrête pas là! et je vais me faire un plaisir de partager avec vous, fidèles lecteurs, mes péripéties à...Paris!

À très bientôt pour de nouvelles aventures sur artloving.com!

dimanche, 07 décembre 2008

Studio Museum in Harlem - la "cool" attitude

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Cela faisait un moment que l'envie d'aller au Studio Museum de Harlem me titillait. C'est un de ces musées à New-York que l'on a envie de découvrir car ils font partie de ceux qui font la particularité de la scène muséale de la ville, et qui en font sa richesse. Des institutions telles que le Studio Museum in Harlem, le Bronx Museum of Art, Asia Society (et tant d'autres) sont des lieux exceptionnels. Ils sont les exemples flamboyants de l'union entre l'Art et la notion de "Communauté" que la ville et ses riches donateurs entretiennent au fil des ans. Et le soin avec lequel ils sont entretenus, la qualité des programmes, la modernité de leurs espaces en font des institutions de premier ordre.

La mission du Studio Museum in Harlem est d'être la connection locale, nationale et internationale pour les artistes noirs ainsi que pour les oeuvres inspirées par la culture noire. C'est un lieu d'échange dynamique d'idées sur l'art et la société.

hendricks02.jpgEn ce moment, une expo de peintures de l'Afro-Américain Barkley L. Hendricks (première rétrospective du peintre né en 1945) intitulée "Birth of the cool (Naissance du Cool) tire le portrait - grandeur nature - d'individus de couleur, proches de l'artiste (ci-contre à droite, sa compagne) ou rencontrés dans la rue, durant les années 60 et 70. L'époque était celle du mouvement Black Power, après le mouvement international des Droits Civiques et la mode prenait d'assaut les rues de Harlem. Barkley L. Hendricks a su capturer ce moment et ses portraits sont tout simplement géniaux, ils nous transportent littéralement dans cette époque.

hendricks05.jpgL'expo commence par un autoportrait immaculé de l'artiste (voir en en-tête de l'article), l'image ici ne rend malheureusement pas bien l'effet mais la peinture du blanc sur blanc barkley-hendricks-afroparis.jpg(manteau blanc sur fond blanc) est exceptionnelement bien faite, les plis couleur chair du costume ont un rendu parfait, la posture du peintre nonchalente s'allie parfaitement avec l'idée que l'on se fait de la cool attitude. Les fonds toujours monochromes ainsi que la coupe systématique des pieds ou du haut de la tête de ces portraits, en font de véritables icones des temps modernes. Tel ce Blood (Donald Formey) (ci-contre à gauche) ou ces APB’s (Afro-Parisian Brothers) (1979, ci-contre à droite).

lawdymama.jpgEt Barkley Hendricks a bien conscience de ce rendu iconique et en joue avec une pointe d'ironie dans son Lawdy Mama (ci-contre à gauche), portrait qui représente une femme dont la coupe de cheveu fait écho à la forme voûtée de la partie supérieure de la toile. Dibujo.jpgLe plus drôle est ce portrait loufoque, dont les tons dorés rappellent les icones europeennes médiévales, Fela: Amen, Amen, Amen, Amen, au pied du tableau, des paires d'escarpins bariolés, de baskets peinturlurées...voyez le tableau! (ci-contre à droite). Et remarquez le coeur du personnage ayant la forme du continent africain.

La fin de l'exposition est constitutée d'une série de paysages que Barkley Hendricks a réalisé en Jamaïque, oú il passe une partie de l'année. La série n'apporte rien à l'expo, est de qualité moyenne, les cadres sont kitchissimes, bref, personnellement, je m'en serai bien passé.

dimanche, 23 novembre 2008

Brooklyn Museum - Gilbert & George, le meilleur de l'excentricité british

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Gilbert & George sont deux personnes mais un seul et même artiste. L'un est anglais, l'autre italien et depuis plus de 40 ans, ils font tout ensemble. Chez eux, ils n'ont pas de cuisine et vont déjeuner tous les jours au même café matin, midi et soir aux mêmes heures. Ils ne vont pas dans les autres galeries d'art, c'est "polluant", ils ne sortent casimment jamais de leur quartier, "à quoi bon?", ils ne révèlent jamais comment ils travaillent (ils ne veulent pas que les gens sachent qui fait quoi, puisqu'au final...il s'agit ici d'un seul et même artiste), l'un commence les phrases, l'autre les termine et ainsi de suite. On est îlien ou on l'est pas!

gilbertgeorge460.jpgLa rétrospective de Gilbert & George au Brooklyn Museum of Art est un évènement unique aux États-Unis, c'est la première fois que "l'artiste" expose Outre-Atlantique dans un musée. Du placement des oeuvres à leur légende, c'est Gilbert & George qui ont tout décidé. Pauvre commissaire d'exposition qui n'a eu pour cette fois qu'un rôle secondaire.

La première salle tourne essentiellement - grâce à des objets, photos et documents - autour d'une des premières oeuvres de Gilbert & George: "Singing Sculpture" (Sculpture chantante"). Il s'agit d'une performance (mais "l'artiste" parle incéssamment de sculpture) en 1968, durant laquelle les deux partenaires, visages badigonnés d'un fard doré, montés sur une table (ou "podium"), répètent des mouvements de robot, canne et escarpin à la main. Le phénomène Gilbert & George était né.

Plus tard, Gilbert & George vont s'orienter vers la photographie mais attention! ce n'est pas de la photographie! c'est de la sculpture. En effet, ils vont manipuler des photos, puis les encadrer et assembler ces cadres afin de créer des compositions spectactulaires qui parfois donnent l'impression d'être face à un monumental vitrail d'église, tel ce "Hope, Life, Death, Fear" (1984), crée en pleine épidémie du SIDA et qui illustre la religion vue par "l'artiste".

1984-FEAR.jpg death_b.jpg 008_1984LIFE.jpg 1984-HOPE.jpg

La plupart des sculptures sont immenses et pleines de couleur, du rouge oppressant qui fût leur première introduction colorée au vert, bleu, jaune. Il faut lire quelque part que "l'artiste" utilise la peinture (sur photographie) comme technique car aucune légende n'est présente si ce n'est le nom de l'oeuvre et la date. Enfin Gilbert & George - qui se considèrent comme des sculptures vivantes - sont présents dans chaque oeuvre, toujours. Nus, habillés, retouchés, assis, debout...

2006-BOMBER.jpgUne de leur plus récente création s'appelle The Bomb pictures series (ci-contre à gauche) crée en 2006 à la suite des attentats de Londres. L'oeuvre est assez impactante, sous fond glauque de graffitis sur un mur d'entrepôt, Gilbert & George pose vieillis, au milieu de titres de la presse à l'époque.

1982-WINTER--FLOWERS.jpgGilbert & George rejette l'Art élitiste, ils considèrent que l'Art doit s'ouvrir à tous, être compris par tous. Ils ne veulent pas choquer, mais "déchoquer", d'ou le choix de leurs images souvent honnêtes, crues, sans détour mais qui réussisent toujours à hâper de gré ou de force le visiteur dans leur monde. Telle cette nostalgie qui nous envahit devant Winter Flowers, 1982 (ci-contre à droite).

Regardez la vidéo-entretien avec Gilbert & George du NewYorkTimes ICI.

vendredi, 07 novembre 2008

Sculptures par ci par là à New-York

Voici un petit résumé en images de mes récentes promenades dans les rues de New-York...cliquez ici.

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Prochaine visite: Rétrospective Gilbert & George au Brooklyn Museum

mercredi, 05 novembre 2008

Victoire!!!

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Obama 2008 par Michele Guieu.

Michele Guieu est une artiste française, née à Marseille en 1962. Elle a réalisé cette oeuvre à l'occasion de l'exposition Obama ‘08: Art For Change organisée par la galerie The Art of Framing à San Diego.

jeudi, 23 octobre 2008

la fièvre new-yorkaise

Toutes mes excuses aux lecteurs assidus de artloving.com pour cette longue absence...entre un stage au Museum of Arts & Design, des cours intensifs à New York University, un autre stage dans une galerie à Chelsea The Cueto Project, de longues soirées de baby-sitting...je ne sais plus où donner de la tête! Promis, dès que le rythme s'assagit un peu, je m'y remets.

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samedi, 27 septembre 2008

Park Avenue Armory - Vive la Démocratie!

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Un espace d'exposition alternatif en plein cœur de Manhattan....? est-ce possible? Le Park Avenue Armory pourrait être la preuve que oui...mais c'est oublier qu'il abrite aussi la Whitney Biennial tous les deux ans. Bref, passons.

Durant la semaine du 22 au 28 septembre, l'immense espace new-yorkais de 5000 m2 (vous avez bien lu) abrite à son tour (l'expo a fait une tournée d'un an aux States) Democracy in America: The National Campaign, plusieurs performances, sculptures, vidéos d'artistes qui nous donnent leur vision de la démocratie. En ces temps d'élections, l'évènement tombe à pic. Attention néanmoins, pas d'orientation politique particulière promue ici.

Dès l'entrée dans le bâtiment, sur fond de musique entrainante, le visiteur est sollicité pour faire son speech. Il est accompagné vers une installation, située dans le grand hall, qui consiste en plusieurs caisses à savons disposées sur le sol, autour desquelles se massent une foule de curieux et la performance consiste à monter sur une de ces caisses et à faire un speech sur n'importe quel sujet, micro en main, caméra braquée sur soi. Inutile de vous dire que les désistements sont nombreux. Mais ceux qui se lancent ont des choses intéressantes à dire, on parle de Gandhi et de la paix dans le monde, de la crise actuelle.

Il y a aussi cette installation qui regroupe une dizaine de mécanismes-robots qui manipulent des G.I Joe, l'un à la tête à l'envers et est immergé de pétrole, l'autre est traîné de façon circulaire sur le sol et cela lui donne un aspect de marionnette, et tout ces mécanismes sont pourvues de mini caméras qui filment de près le soldat et dont la vidéo est reproduite sur une dizaine d'écrans à côté. Cela entraîne inévitablement une réflexion sur la guerre, l'armée et sa médiatisation.

Le thème traité étant la démocratie, le visiteur est inévitablement engagé dans ces performances et à chaque instant, on réalise l'importance de notre propre vision et le fait que cela donne à l'œuvre toute sa dimension. Il y a cette estrade où l'on peux faire du karaoké. Je l'ai fais! Et nous avons chanté, tout émoustillés devant les spectateurs certainement intrigués sinon amusés par notre accent français, la chanson de Frank Sinatra "My way".

La critique est également présente ici avec un ensemble de vidéos documentaires sur certains régimes politiques totalitaires ou des crises sociales, l'un d'eux mettant en lumière les cartoneros d'Argentine, ces gens "normaux" qui après la crise traversée par le pays au début des années 2000, se sont retrouvés à la rue et collectant du carton dans les poubelles pour le vendre au recyclage.

On passe un vrai bon moment ici de simplicité, de collectivité et de partage, on erre dans les différents espaces, et on oublie presque que c'est la froide et élégante Park Avenue qui nous attend dehors.

NB: Toutes mes excuses aux artistes, je n'ai pu retrouver leurs noms associés aux oeuvres mentionnées ici.

vendredi, 26 septembre 2008

Bronx Museum - Depuis 1950...que s'est-il passé dans la rue?

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Il faut aller au nord de Manhattan, tout tout en haut, dans le tristement connu (pour sa violence) quartier du Bronx (qui a d'ailleurs depuis, beaucoup changé) pour voir l'exposition "Street art, street life" au Bronx Museum.

exh2_Street.jpgSi vous vous attendez à voir des tags, graffitis, et autres formes d'expression urbaine clandestine...faites demi-tour, ce n'est pas ici que vous les trouverez. Par l'expression "Street art, street life", la commissaire d'exposition a voulu désigner plutôt comment l'art s'est exprimé dans la rue et comment la rue a influencé les formes d'expression. Il s'agit plus d'un retraçage historique de cette expression. Organisée chronologiquement, l'exposition commence par les années 50-60 avec essentiellement des photographies d'artistes aujourd'hui mondialement reconnus tel cette photo intitulée Gun de William Klein (en-tête de l'article), et le "reportage-mise en scène" de George Maciunas des premières performances fluxus plutôt saugrenus mais aussi amusantes (ci-contre à gauche), il y aussi les affiches lacérées de Jacques de la Villeglé et celles de son ami Raymond Hains.

topten.jpgOn peux visualiser le film de John Lennon et Yoko Ono intitulé Rape où l'on y voit une jeune femme traquée par une caméra dans la rue puis chez elle...sorte de métaphore autobiographique. Pour clôturer cette période, un autre film qui montre la performance dans la rue de l'artiste autrichienne Valie Export (c'est son "nom de scène") durant laquelle cette dernière porte une sorte de carton sur le buste. Le côté du carton le plus exposé est entrouvert par une brèche et les passants sont invités à mettre les mains dedans et par conséquence...tripoter la jeune femme! et ce devant tout le monde et la caméra (ci-contre à droite). L'idée étant de mettre en scène la concupiscence masculine...

link-pic.gifLa période des années 70-80 est marquée par des oeuvres plutôt en relation avec l'environnement lui même de la rue. On remarque le reportage de la performance d'un an (c'était sa "spécialité") réalisée par l'artiste coréen Teh-Ching Hsieh (en couverture du Dvd, ci-contre à gauche) pour laquelle il est resté exclusivement en extérieur (dans New-York), c'est-à-dire qu'il s'est refusé à rentrer dans quelque intérieur que ce soit: édifice, voiture, métro...la seule exception: son sac de couchage! ben voyons. Et aussi la nuit passée au poste qu'il n'a certainement pas voulu. L'ensemble de textes et photographies de Sophie Calle qui s'est fait suivre durant une journée par un détective privé, qu'elle a elle même espionné, sans que lui même le sache. Bref, vous voyez, pleins de choses intéressantes, enrichissantes sur une époque et ce que les artistes faisaient de décalé en extérieur, tout en mettant en scène ce dernier.

kimsooja_a_needle.jpgEnfin, la dernière période, celles des années 90 à aujourd'hui est plus globale dans le sens ou c'est la rue en Afrique, au Japon, en Chine qui est mise en scène...à travers des photographies couleur grand format, des performances vidéos, des entretiens de gens dans la rue. L'artiste coréenne Kimsooja par exemple se filme de dos dans la rue (cheveux noirs attachés sobrement) et l'on peux voir tous les passants qui gravitent autour d'elle, interpellés par son immobilisme en contraste avec la rue qui grouille. Leurs réactions sont diverses. La performance s'appelle Needdle woman (La femme aiguille, ci-contre à gauche). L'art est ainsi moins mis en scène que les personnes elles-mêmes, serait-ce donc le bilan aujourd'hui? la rue "occidentale" serait-elle devenue tellement ennuyeuse avec ses magasins standardisés, ses restaurants bon chic bon genre que les artistes n'ont plus envie de s'y exprimer? C'est très possible...et cela ne nous surprendrait pas.

mercredi, 24 septembre 2008

Austrian Cultural Forum - une collection socialement engagée

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La collection d'Art du Erste Bank Group de Vienne est de façon surprenante - pour une banque - socialement et politiquement engagée. Preuve en est cette exposition au Austrian Cultural Forum de la production artistique venue des Pays de l'Est (Autriche, Bosnie Herzegovine, République Tchèque, Pologne, Slovaquie, Serbie, Croatie) depuis l'année charnière 1968 jusqu'à aujourd'hui.

L'Art y est majoritairement conceptuel et performer et évoque le thème des genres masculin et féminin et l'évolution du féminisme. Par exemple, l'artiste née à Sarajevo, Šejla Kamerić évoque par son portrait photographique Bosnian Girl, 2003 (ci-dessus en en-tête) la tragédie de Srebrenica et les préjugés des autres envers nous et les notres envers les autres.

Il y a également un mur de dessins de l'artiste autrichien Ulrike Lienbacher qui avec des lignes précises représente le corps de femmes dans des positions intimes: se lavant, se séchant les cheveux, en petite tenue. Ces corps souvent stéréotypés et dont le regard est absent, font référence aux valeurs de propreté et d'ordre existantes dans notre société en opposition à la saleté.

Enfin, il y a cette vidéo - pas forçémment très en rapport avec le reste de l'exposition - intitulée I'll be your angel de l'artiste Tanja Ostojić qui accompagne Mr. Szeemann dans Venise durant l'ouverture de la Biennale lors de dîners, cocktails et conférences de presse. Réflexion sur le pouvoir dans le monde de l'art, la vidéo nous montre aussi "l'attraction touristique, la fête financière du monde de l'art, la soupe intellectuelle" qu'est la Biennale de Venise.

Il est un peu complexe de comprendre et de s'imprégner totalement de l'idée autour de cette collection, ainsi que de tisser des liens entre les oeuvres, mais il est intéréssant de pouvoir, aux Etats-Unis, voir les travaux d'artistes venus de pays aux histoires sociales et politiques complexes et douloureuses.


lundi, 22 septembre 2008

Services culturels de l’Ambassade de France - Andrée Putman à l'honneur

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7bf8506eea45ae6490bf7fac0653bdec.jpgC'est dans le hall d'entrée circulaire du bâtiment des Services culturels de l'Ambassade de France où commence l'exposition dédiée à Andrée Putman, une des plus importantes designer d'intérieur contemporain. Le majesteux hall d'entrée entièrement fait de marbre blanc avec colonnade et au centre, une statue d'un angelot attribuée à Michel-Ange, se prête très bien à l'exposition des quelques meubles présents. On peux y voir la valise Oceano (ci-contre à gauche), il s'agit d'un mini-placard de voyage dont les finitions sont parfaites et qui évoque les croisières transatlantique de début du XXè. s siècle. Des fauteuils dont le fameux Loveseat, une reproduction de salle de bain, le banc Elephant, tout respire la grande élégance, la classe, la beauté simple, éclatante, c'est vraiment un spectacle exceptionnel pour les yeux (vous direz sans doute que j'en fais un peu trop!).

983912f9962e1d8361235867a9645624.jpgL'exposition continue au deuxième étage avec dans la première grande pièce le piano Pleyel Voie Lactée créé par Andrée Putman. Je ne suis pas experte en piano mais celui-ci est vraiment sublime, avec des formes toutes en courbes, laqué noir brillant. La banquette de piano est une merveille: capitonnée en flanelle grise, boules en cristal pour le réglage. Le piano porte le nom de Voie Lactée car cette dernière est peinte à la main à l'intérieur du couvercle bleu nuit avec une constellation d'étoiles et les quatre points cardinaux. La série ilimitée est au prix de 89.000€ et la série limitée à 8 exemplaires numérotés, avec ajout de nacres incrustées, Corian noir et blanc, capitonnage de la banquette en crin de cheval est au prix de 200.000€.

afc35689dde5ccd8d6a922ae395c1bff.jpgLa troisème pièce présente un mur de cadres photos numériques avec tous les designs d'intérieur réalisés par Andrée Putman, depuis son loft à Paris, jusqu'à l'hôtel Morgans à New-York (qui vient de re-ouvrir ses portes) en passant par l'Institut Guerlain sur les Champs-Elysées et diverses boutiques de luxe, on se délècte de tout ce raffinement. Au centre, une série d'objets de laquelle nous retiendrons la délicate chaise Bastide (ci-contre à gauche).

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